lundi 04 juin
Ennismore
La pochette la plus tarte de l'histoire de la musique ?
Moins connu que son cousin germain, One Year, le premier effort solo de Colin Blunstone, Ennismore mérite un coup d'oreille, comme on dit pas chez nous. De chansons parfois kitsch (ça s'écrit comme ça, et ça veut dire "poubelle", oui madame), mister Blunstone arrive à nous trouver des arrangements classes qui donne un peu de grâce comme au I Don't Believe in Miracle d'entrée en matière, au refrain un peu lourd. Des restes de Zombies traînent çà et là, mais le tout est plutôt easy listening comme de la (bonne) soupe des années 70, et ne vaut pas le chef d'oeuvre sorti un an plus tôt. Et puis c'est la honte de se balader avec un disque à la jaquette si hideuse.
Quartet : Every Sound I Heard
jeudi 26 avril
The Magic Position
It's you whoooooo puts me in the... Magic Position, darling !
Badam ! Après avoir fait part hier de mon sentiment plus que mitigé de l'album des Monkeys, je vais faire aujourd'hui l'éloge d'un artiste beaucoup plus vieux, oui, car attention Patrick Wolf a tout de même 23 ans, un âge où il faut passer la main, quoi, laisser la place aux jeunes. En tout cas Patrick a tout bon, puisque son disque est extrêmement riche, dans une veine pop pas si éloignée de celle de Arcade Fire, mais un peu moins sombre, et avec de l'électronique à droite à gauche judicieusement placé. Un disque prenant avec des chansons magnifiques et deux single en vue, s'ils ne passent pas à la radio (tant mieux) ils ont en tout cas le potentiel pour ridiculiser toutes les nouveautés qu'on peut y entendre, il s'agit de la chanson-titre The Magic Position et du détonnant Accident and Emergency. Sur des rythmes très années 80, des couches de violons s'entremêlent sur le premier (ça veut rien dire mais on se comprend, hein), et l'électronique se présente sous son meilleur jour pour le second (oui je sais, ça veut rien dire non plus). Des ambiances plus feutrées accompagnent ces deux pépites et morceaux de l'année, comme Magpie, très curieux avec Marianne Faithful en invitée, et surtout le sublime Augustine, une ballade génialement déprimante sur un amour non partagé, comme on aimerait pas en entendre plus souvent, on finirait par se lasser et ça serait bien dommage. Excellent.
Accident and Emergency, à écouter à fond la caisse !
jeudi 01 mars
Baaaaaand on the run !
Tidititutituuuu ! (riff de guitare)
Des albums de Beatles en solo, il n'y en a pas beaucoup de comparable à ce qu'ont fait les Fab Four, on se demande d'ailleurs parfois si ce sont bien les mêmes gars qui ont écrit Sergent Pepper ou Abbey Road. Il y a bien çà et là quelques singles, mais un album à écouter d'une traite, avec zéro déchet... A part Band on the Run de Paulo.
Le Lp s'ouvre sur deux tubes terribles, on en oublierait presque que c'est le minimum syndical vu l'artiste, Jet . S'enchaîne ensuite rock francs du collier, simili power ballade, folk exotique et le tout se finit sur un titre... disco. Et à ceux qui me diront que Paul fait un peu de la musique de niaiseux, je leur dirai, euh... oui et alors ?
Picasso's last words
Drink to me, drink to my health
You know I can't drink anymore
vendredi 16 février
Jazz
"Le jazz est une musiqe encore plus débile que le rock'n'roll", John Lennon
C'est l'histoire d'un album, qui ne savait pas où se ranger, un peu comme l'un de ses auteur sexuellement, diront les mauvaises langues, peu importe, cet album est un vrai bordel. Et il faut déjà voir comment il commence, avec une chanson aux paroles se résumant à trois (pré)noms, Ibrahim, Mustapha, Allah...
Mustapha
Et une suite de morceaux sans queue ni tête, un maëlstrom impossible, de la vraie pop, pas forcément heureuse (Fun it, prémice de Another one bites the dust), mais divertissante. De toute façon, après avoir écrit une chanson qui s'intitule "Nous sommes les champions", de quoi peut-on avoir peur en matière de ridicule ?
Don't stop me now
jeudi 25 janvier
Curtis
Un peu de chance, et beaucoup de cul...
Quand on y connait pas un rayon en musique, et qu'il y a des promos, et bien on prend non pas au pif, mais en se souvenant parfois que quelqu'un de plus connu que vous a dit un jour du bien d'un tel ou d'un autre. Donc je-sais-pas-qui a dit un jour que Curtis Mayfield était génial, que ses arrangements étaient splendides, et que ses chansons avaient une véritable âme. Et la chance dans l'histoire, c'est que je suis d'accord.
(Don't worry) If there's a bell below we're all going to go
Du Marvin Gaye avant l'heure (6 mois avant What's going on, en fait), les années 70 bien engagées, avec des orchestrations luxuriantes, mais pas trop dans l'excès tout de même. Les guitares se font discrètes, avec leur riffs funky, et au final on a du mal à classer l'artiste. Soul, funk, Rn'B ? Non, Curtis.
mercredi 20 décembre
Le dernier Bloc Party...
Et c'est à peu près tout. Quelques éclairs ici et là pour nous rappeler que Kele et sa bande avait sorti en 2004, un album de rock, mais sinon c'est un peu la gadoue de synthés comme on les aime pas trop, pompeux comme c'est pas permis. C'est d'autant plus dommage qu'il y avait certainement de l'envie, et un discours honorable dans les textes. Le revival 80's s'essoufflerait-il ? Bloc Party, qui avait plus ou moins ouvert la brèche, est en train de le montrer.
Hunting for witches, un des rares titres enthousiasmant, qui laisse augurer du mieux pour le 3è
dimanche 03 septembre
All the young dudes, Mott the Hoople, 1972
Vers 1972, David Bowie est tout simplement un génie, en plus d'être déjà une rock-star confirmée. Il produit des albums qui deviendront mythiques, comme le Raw power des Stooges, et le Transformer de Lou Reed, tout en poursuivant sa carrière de Ziggy Stardust qu'il s'apprête à suicider. Etant fan d'un groupe qui se vend très très mal, à savoir Mott the Hoople, il leur propose une chanson Suffragette City que le groupe refuse. Alors David écrira All the young dudes, le groupe satisfait le laissera même produire l'album, une ligne de plus au "palmarès" du nouveau Aladin Sane.
mercredi 30 août
Mando Diao - Ode To Ochrasy - 2006
Si ça c'est pas du rock'n'roll...
J'écoute cet album depuis environ deux jours mais j'ai l'impression de l'entendre depuis toujours. C'est remplit de tubes, avec quelques ballades de temps en temps. Ce 3ème album est dans la lignée des premiers. Ca sonne toujours aussi sixties, ça donne envie de se remuer. Seul bémol, certaines mélodies ressemblent beaucoup à celles des précédents albums. Par exemple, 'Tony Zoulias (Lustful Life)' me fait beaucoup penser à 'God Knows' sur le refrain. Sinon, ils ont découvert qu'à Amsterdam, on peut entrer en contact avec Dieu, comment ? Vous devez le savoir... La chanson qui donne le titre de l'album, à savoir 'Ochrasy', est joliment calme et sonne un peu Jeff Buckley. Par contre, il faudrait que quelqu'un m'explique ce que Ochrasy signifie...c'est quoi ? un prénom ?
Aussi, peut-être qu'il en avaient marre de voir leurs têtes sur leurs pochettes d'albums, mais c'est pas une raison pour nous mettre un truc aussi laid !
Killer Kaczynski
mardi 29 août
Kasabian, Empire, 2006
Le tube de la semaine, et l'album qui va avec...
La rentrée musicale commence plutôt bien avec le deuxième album des bien-nommés Kasabian, qui après un premier album "pas mauvais mais pas génial non plus", ont l'air de trouver leur son. A savoir pas mal d'électro dans leur rock, comme un Hard-Fi, mais bien meilleur, plus sombre mais pas moins poseur, ces nouvelles "plus grandes gueules du rock britannique", ont de quoi plaire, avec leur méga-tube Empire (il faut voir le clip pour se rendre compte que le label du groupe mise beaucoup sur ce coup-là), puis avec d'autres morceaux bien sentis, comme Shoot the Runner, qui ressemblerait fortement à une chanson de TRex. Pas mal, 8/10.
Sortie le 4 septembre.
Empire
dimanche 23 juillet
Faith
En ces temps un peu difficiles, c 'est à dire avec des nouveaux groupes qui, sans être foncièrement mauvais, ont du mal à nous scotcher et à apporter un peu de fraîcheur au rock, on va piocher dans les vieilleries. Et ça tombe bien, il me fallait compléter la "trilogie" de Cure, avec l'album entre 17 seconds et Pornography. Et c'est la (re)découverte, beaucoup moins énergique que son successeur, encore plus éthéré que son prédecesseur, Faith est un joyau, peut-être mon préféré des trois, à se damner... Et pour cause, the holy hour est rythmé par des sons de cloche, la voix du gourou se perd dans faith, Robert Smith a écrit Faith alors qu'il s'intéressait à la religion, ça se sent, il y a une dimension autre dans cet album, sauf que pour celui qui y croit comme pour le mécréant, c'est plutôt l'enfer qui est réservé au deux. Du point de vue musical, la basse domine, la batterie résonne, c'est les 80's, baby, et Robert n'a peut-être jamais aussi bien chanté, un must, pour déprimer.
The Drowning Man


