jeudi 31 mai
the Maccabees
Les groupes se suivent et ne se ressemblent pas. Le problème, c'est que l'impression qu'ils laissent en fin d'écoute de leurs albums ne varie pas beaucoup : oui et après ? Car les Maccabees ne sont pas mauvais, mais aucun air venant d'eux ne vous obsèdera ou ne vous prendra aux tripes, et c'est quand même ce qu'on attend de la musique. Bon ceci dit il y a des choses sympas dans ce premier album, comme euh, l'intro de Happy Faces (en écoute), ou... First Love est pas mal. Bon, tout cela n'engage bien sûr que moi, mais je doute que ce disque vous fasse l'effet du Chutes to Narrow des Shins ou du Kontiki de Cotton Mather. Ou alors c'est que vous vous êtes habitués à la morosité ambiante.
mardi 29 mai
Waltz #2
Ce titre fait partie du plus "commercial" des albums d'Elliott Smith puisque XO s'était vendu, du vivant de son auteur, à 200 000 exemplaires, soit grosso modo la première semaine de vente du dernier Arctic Monkeys. Ce genre de titre dont la grâce ne peut même pas être effleurée par la majorité des groupes actuels ne peut que donner des regrets à tous ceux qui ont découvert la troublante musique d'Elliott sur le tard, dont moi. Je dis "groupes actuels", mais ça marche très bien avec "Maccabees", en fait !
vendredi 25 mai
La voix d'ange et les poches du diable
Le bon foutage de gueule en règle...
J'aime bien feu Jeff Buckley et feu les Smiths, mais là, passées les bornes y'a plus d'limites, ma p'tite dame. Alors que Mme Guibert, la mère du fils, aurait pu sortir la version de Jeff de I know it's over sur une des nombreuses compilations infestées de version alternatives de titres qu'on connaît par coeur, elle nous gratifie d'un nouveau disque parce qu'il faut bien vivre, n'est-ce pas ? Bref, ça fait le 6è disque (j'en vois que 5 dans ma discothèque) post-Grace et donc posthume, faut pas charrier...
Les Maccabees sont paraît-il excellents, dès que j'ai le cd, j'en parle. Idem pour les Wombats.
Green Day sur American Idol, la "Nouvelle Star" américaine. Et comme dirait l'autre, la boucle est bouclée.
I walk the line qu'y disait : Kurt Cobain fait de la pub pour Doc Marteens.
Iggy Pop est la muse des jardineurs. Si si, je vous jure !
jeudi 24 mai
Mr. E's Beautiful Blues
God damn right it's a beautiful day, hanhan !
Ahhhh, ça fait du bien internet, cette drogue douce parfaitement autorisée (pour l'instant) ! Ce titre dispo en face cachée de l'album de Eels, Daisies of the Galaxy, est tout ce qu'il y a de plus con en matière de morceau rock : 3 accords à la Ramones, et une voix toute éraillée comme on en fait plus trop. Mais c'est assez jouissif, et surtout très joyeux pour du Eels, à l'image de l'album, très cool. A noter : on entend que la basse !
mercredi 23 mai
You'll never walk alone
Soirée boulet...
Désolé les aminches mais en ce moment je poste comme je peux puisque j'ai plus internet chez moi. Tout ça pour dire qu'en cette soirée de sacro sainte Champion's League, qui oppose en finale la ville des Beatles à la ville de Berlusconi, je vous fais un booooooo post de blaireau, parce que je le vaux bien choisissez bien choisissez... Bref. Désolé.
lundi 21 mai
C.R.A.Z.Y.
'Lopin compris...
Ah ces films qui font la part belle au rock, ils ne sont pas nombreux à être aussi réussis que ce CRAZY. Pour pouvoir mettre toutes les chansons qu'il souhaitait, le réalisateur, Jean-Marc Vallée, a été obligé de revoir son salaire à la baisse pour claquer 600 000 dollards canadiens, soit 400 000 euros, en droits d'euros. Cela nous fait donc pêle-mêle du David Bowie, Pink Floyd ou encore the Cure, soit une BO de qualité que les images de synthèse n'auront pas, euh, aucun rapport, c'est pas grave. Quant à l'histoire, sur fond de "fiferie" et de haine fraternelle, il ne faut rien en dévoiler, ça gâcherait le plaisir de ceux qui ne la connaissent pas et qui vont la découvrir. Dans un autre style, La Vie Aquatique chante Bowie en acoustique et admirablement, sauf que le film en lui-même est très chiant
Graounde control tou meîjeur TOm
vendredi 18 mai
Richard III
Superherbe le retour !
Non ne vous inquiétez pas, rien de neuf pour Supergrass, enfin un album se prépare, mais pour l'instant que du vieux qui se déchire. Ne revenons pas sur l'injustice dont a été victime le groupe de Gaz Coombes, presque ignoré, par rapport à la fratrie Gallagher, alors qu'un de leurs deux premiers albums serait sorti dans la médiocrité ambiante actuelle, il aurait cartonné, mais regardons plutôt le clip de Richard III, l'ancêtre de Brianstorm. Sur ce morceau inspiré de Shakespeare, du moins pour le titre, nos trois super fêlés se sont fendus d'un clip, assez banal dans la forme, mais très Burtonnien dans le style, avec une ambiance glauque. C'est vrai que par rapport au clip de Brianstorm, ça manque de filles en maillots de bain, O tempora o mores.
mercredi 16 mai
Sloop John B
Bon, un week end de 4 jours et on reste dans son Grenoble natal pour changer. Peut-être qu'il vaut mieux se taper son "worst trip" comme dit la chanson des Beach Boys que de moisir dans son trou, même s'il est pas vilain et qu'il n'y passe jamais de concert. Sinon une question polémique victor (oui alors si c'est pour me faire remarquer que c'était un bide, je vous dirai que c'est pas la peine), pour rigoler, qu'est-ce qui sonne le plus vieux : les Beach Boys ou les Bishops ?
dimanche 13 mai
Chéwie chéwie
Que se passe-t-il quand deux énèrgumènes décident de faire du rock sans guitare et sans batterie ? Un truc plus ou moins supportable plus de 5 minutes et qui porte bien son nom : Suicide. Parfaite musique d'ambiance apocalyptique mais très migrainogène pour qui y prête l'oreille, on conçoit bien que la musique de Suicide ait pu changer la donne pour beaucoup de monde côté électro, new wave ou même punk, mais il faut être un peu maso pour écouter tout le premier album et en redemander. Les deux rigolos qui fondèrent Suicide, Martin Rev et Alan Vega, étaient, paraît-il, très drôles en concert, en menaçant, par exemple, le public avec une chaîne. Bien vu le coup de la chaîne pour se débarasser des spectateurs mécontents exigeants un remboursement, pas sûr que cela soit suffisant.
Cheree
jeudi 10 mai
Ohio
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Je parlais l'autre fois de la connerie des Lynyrd Skynyrd pour avoir insulté Neil Young, lequel, il est vrai, condamnait un passe-temps tout à fait respectable : le lynchage, de noir bien sûr, America rules ! Cependant, une de ses chansons les plus engagées et en même temps une de ses plus belles, il l'a écrite lors du rassemblement avec ses collègues Crosby, Stills & Nash, sur les violences de militaires contre des étudiants manifestant contre la guerre, qui fit tout de même 4 mort, en Ohio, d'où la chanson.
Tin soldiers and Nixon coming
We’re finally on our own
This summer I hear the drumming
Four dead in Ohio



